Jérôme Durand : « La vérité c’est demain ! »
A la veille du coup d’envoi de la deuxième Coupe du Monde de foot fauteuil, le capitaine de l’équipe de France affichait une vraie sérénité mardi. Présent lors de la première édition, il rêve de soulever la Coupe à la maison.
Arnaud Daviré : Comment s’est passé le stage de la semaine dernière à Bourges ?
Jérôme Durand : Bourges était notre dernier stage de préparation. Ca s’est bien passé. On a travaillé la tactique mais également le matériel. Les deux oppositions contre Limoges ont renforcé notre confiance.
AD : Vous êtes vraiment confiant dans le groupe ?
JD : Oui. Je pense qu’on est formaté pour gagner contre tout le monde. Toute l’équipe à la même ambition. Les joueurs, le staff, et les tierces personnes, tout le monde tire dans le même sens.
AD : Tu as une grande expérience, avec deux Americas’Cup remportées, et une finale jouée lors du premier Mondial. Qu’est ce que ça t’apporte et qu’arrives-tu à transmettre à tes coéquipiers ?
JD : Moi ça me rend plus posé, plus calme face à la pression. L’expérience me permet aussi d’anticiper certaines situations pour les avoir vécues. Ca me permet aussi de mettre en garde mes coéquipiers dans certaines situations.
AD : Quel souvenir t’a laissé le Mondial japonais ?
JD : C’était magique ! Malgré la défaite en finale. Quand j’ai compris comment le foot fauteuil marchait, je ne pensais pas participer un jour à une Coupe du Monde. Je pensais que ce que nous faisions servirait aux joueurs qui viendraient après. J’ai eu la chance d’être sélectionné. La préparation était plus étriquée. On n’avait pas de recul à l’époque.
AD : Et aujourd’hui. Comment abordes-tu ce Mondial ?
JD : Il faut être vachement humble. On a perdu la première édition en étant archi favoris. Pour gagner il faudra une grande équipe de France ! Tous les petits détails seront importants. Pour les autres nous battre sera une performance.
AD : On parle beaucoup des USA, de l’Australie de l’Angleterre, du Japon. Le match d’ouverture contre les Belges, comment tu l’appréhendes ?
JD : Les Belges sont sans pression. On les connaît puisqu’ils évoluent dans le championnat français. C’est aussi un avantage pour eux. Demain sera la journée la plus longue du tournoi. Il faut bien démarrer, c’est important pour valider le travail effectué lors de la préparation. La vérité c’est demain !
AD : Le fait qu’Emmanuel Petit soit votre parrain, ça vous apporte quelque chose ?
JD : C’est un joli clin d’œil. Il s’est investi. Il fait parti du groupe, même s’il n’a pas pu être présent tout le temps. C’est un footeux et comme lui on voudrait pouvoir soulever la Coupe à la maison.
Propos recueillis par Arnaud Daviré le 1er novembre 2011.
